mercredi 15 juillet 2020

Potatoman Seeks the Troof (Steam) Pixeljam

"Potatoman Seeks the Troof" (que l'on pourrait traduire par "L'Homme-Patate Cherche la Bérité") est une adaptation "au propre" (format 16/9, gestion des manettes, pas de ralentissement) d'un jeu Flash idiot que l'on peut trouver assez facilement sur Internet.

Le principe est celui d'un jeu d'arcade basique où l'on peut seulement se déplacer latéralement et sauter sans pouvoir attaquer, le jeu reposant purement sur l'esquive. L'objectif est de traverser successivement quatre environnements archétypiques du jeu vidéo : un désert, une forêt, une ville puis une montagne ; après quoi on atteindra enfin le mystérieux sanctuaire renfermant les morceaux de la "Bérité", que notre héros cherche ardemment malgré les tentatives de dissuasion des personnages rencontrés en chemin.

L'originalité du jeu, outre son humour décalé et ses graphismes pastichant l'Atari 2600, vient de son côté "troll" et des schémas de déplacement déroutants de ses projectiles et ennemis : beaucoup d'objets se comportent très bizarrement, jouant avec les clichés vidéoludiques (et donc avec nos réflexes) afin de nous piéger.


Ce n'est pas agaçant parce que les points de contrôle sont bien répartis, parce que les obstacles sont relativement faciles à éviter une fois que l'on a compris leur fonctionnement, et surtout, parce que le jeu reste avant tout un jeu d'adresse à l'ancienne plutôt prenant, avec un défi juste et équilibré.

Pour ma part, j'ai grandi avec les micro-ordinateurs 8-bit, et je me suis beaucoup amusé : j'ai retrouvé l'esprit de l'époque sans ses aspects négatifs, et j'ai pris plaisir à gagner le jeu puis à y rejouer pour le gagner d'une traite (et ainsi obtenir ses deux succès). Les déplacements semi-aléatoires des obstacles font que les parties ne sont pas exactement identiques, on retrouve l'esprit du début des années 1980 où les comportements ennemis étaient difficiles à anticiper, à l'instar du diable rouge de "Ghosts'n Goblins" par exemple. Le jeu est très court (quelques minutes) et j'aime le relancer de temps à autre, comme on rejoue à une borne d'arcade, je le recommande donc aux amateurs de ce type d'expérience : il m'a fait rire et je passe de bons moments dessus.

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