mercredi 15 juin 2011

Cast Radix (Hanayama)

Je crois que le Cast Radix est devenu l'un de mes puzzles Hanayama favoris - le bien nommé Cast Enigma reste tout au sommet, mais le Cast Radix n'en est pas loin.

D'abord, il est magnifique, avec ses deux points d'interrogation qui s'entrelacent, on dirait une sculpture monumentale. Il bénéficie qui plus est d'une base très stable malgré son aspect rond et organique, ce qui en fait un objet d'exposition idéal : beaucoup trop de puzzles Hanayama restent avachis en vrac comme des cadavres, alors que le Cast Radix se dresse fièrement en mettant en valeur sa géométrie - une véritable invitation à être saisi et tripoté, presque une provocation.

Ensuite, c'est un casse-tête d'apparence simple, et je persiste à penser que ce sont les meilleurs, surtout quand ils ne le sont pas (simples). Trois pauvres pièces enchaînées, même pas toutes liées les unes aux autres mais bêtement attachées en série (un des points d'interrogation est simplement posé sur la base).


Et pourtant... pourtant on sèche, tout en ayant l'impression d'avancer : à l'inverse de certains casse-têtes frustrants où l'on n'arrive pas du tout à sortir de la configuration initiale (par exemple le Cast Rattle que j'essaie de faire en ce moment), le Cast Radix n'est jamais décourageant. On pivote, on emboîte, on déboîte, on est content, et... on revient au point de départ. Ce qui, bizarrement, ne démotive pas, car on est sûr "d'être sur la bonne piste".

Il faut dire que le Cast Radix est également un casse-tête "what you see is what you get" : il nous nargue avec la simplicité de ses formes élégantes sans rien nous cacher de sa problématique... pas de petit picot invisible qui verrouille une pièce en douce et doit être neutralisée grâce à la gravité et autres tapotages (je pense à un trop grand nombre de puzzles Hanayama de niveau 6, bien plus faciles que le Cast Radix qui est de niveau 4)... pas de forme apparemment régulière mais ayant en réalité un "défaut" comme un trou deux microns plus large que les autres ou une arrête trois microns plus étroite à repérer pour ne pas tourner en rond...

Non, le Cast Radix est premier degré, ce qui rend l'échec d'autant plus vexant, et l'objectif d'autant plus motivant. Il est là, superbe, exposé sous nos yeux comme une œuvre d'art (qu'il est), avec son problème simple mais malin, ses formes douces agréables à manipuler, s'amusant à nous faire tourner en rond et en bourrique sans nous frustrer, le plaisir étant constant. C'est typiquement le genre de casse-tête avec lequel on a envie de devenir familier, que l'on désire explorer encore et encore même après l'avoir vaincu, pour mieux le comprendre, gagner en vitesse, passer le temps agréablement avec ce qui est devenu un ami, presque un fétiche.

Une grande réussite.

1 commentaire

Goemind a dit…

Bravo pour cet article, j y retrouve bien mon ressenti pour ce beau casse tete que j ai ressorti d un tiroir. Il est vraiment agreable et reste plus complexe que des modeles de niveau superieur.
dommage de ne pas proposer dautres articles sur Hanayama!